Au festival de l’absurde – Douteux

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Les lundis après-midi, le Broue Pub Brouhaha, situé dans le quartier Rosemont à Montréal, a des airs d’un bar comme il s’en fait plein dans la métropole.

Mais au fond de sa pièce centrale se trouve une intrigante porte coulissante. « Vous venez pour les Douteux? C’est par là! », lance tout sourire le barman en pointant celle-ci à des clients incertains. Derrière ce lourd portail se déploie une sombre salle où s’entassent dans le désordre chaises et tables.

Dans ce décor de prime abord légèrement glauque se tiennent chaque lundi soir, depuis maintenant huit ans, de véritables festivals de l’absurde. Ce sont les soirées « Douteux ». Au fond de la salle, sur la scène, se tient une banderole officielle, arborant le très approprié slogan de l’évènement : « Si vous avez des questions… nous en avons nous aussi! »

Il est encore à peine 16 heures que quelques individus drôlement accoutrés s’affairent déjà à y préparer la soirée. Blagues salaces et rires gras entrecoupent les discussions plus sérieuses autour des derniers détails techniques sur ce qui s’en vient.

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Parmi eux se trouve Tommy Gaudet, que l’on reconnaît facilement de par sa barbe ébouriffée et l’uniforme zébré d’arbitre qu’il porte ce soir-là. Tommy est l’instigateur et le grand manitou des Douteux. Originaire de l’Abitibi, cet homme aux mille grimaces se dévoue, depuis le début des années 1990, à la collection, la conservation et la diffusion de ce qu’on appelle communément des « films de séries B ». Pendant toutes ces années, ce protecteur du patrimoine de la cinématographie absurde a chassé un peu partout les cassettes VHS de films obscurs, dans le but de les numériser, de les archiver et de les faire connaître. Il affirme en avoir plus de 5000 à ce jour.

En entrevue, Tommy avoue que sa « motivation d’archiveur » s’est rapidement mutée en un désir de diffusion. Depuis plus de quinze ans maintenant, il organise des projections publiques de ces petits chefs-d’œuvre en leur genre. C’est au terme d’un long parcours du combattant, après s’être déplacées d’un bar montréalais à l’autre, que les soirées de projection Douteux ont élu domicile au Brouhaha.

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Il est presque 17 h, la soirée débute. Tommy monte sur la petite scène au fond de la salle. Il prend le micro et entame son discours d’ouverture, durant lequel il présente le long métrage de la soirée, She (1982). Prenant place dans un monde post-apocalyptique, l’histoire de She est celle d’une héroïne aidant deux frères à retrouver leur sœur kidnappée. Leur quête est traversée de combats aux chorégraphies loufoques contre, notamment, des loups-garous orgiaques, un géant en tutu et ce qu’on devine être un prophète communiste. De l’avis de Tommy, il s’agit d’un des plus grands classiques de l’univers des films de série B.

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À mesure que les personnages extravagants défilent à l’écran, la salle se remplit progressivement. On passe, sans trop s’en rendre compte, des quelques habitués qui s’y trouvaient au départ à une salle comble.

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Le film se termine sous les applaudissements nourris du public, peu avant 19 h. C’est l’heure de la deuxième étape de la soirée. Avec le temps, les soirées Douteux ont fini par déborder du cadre de la simple projection devant public. Tommy Gaudet et ses désormais nombreux acolytes offrent chaque semaine au public un programme humoristique diversifié.

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C’est d’ailleurs ici que Tommy change de chapeau, passant de « projectionniste » à animateur. Entre 19 h et 21 h, il animera, flanqué de son coanimateur Bruno Corbin, une émission de variétés intitulée « 70 % ». Celle-ci est devenue avec le temps le cœur de la soirée.

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Durant l’émission, plusieurs chroniqueurs — et une chroniqueuse — offrent à tour de rôle des performances légères et farfelues. Dans les mots de Tommy, l’objectif de 70 % est de « donner son strict minimum ». « Les chroniqueurs savent qu’ils ne doivent pas trop se forcer pour leur chronique, sinon les autres auront l’air fous! », explique Tommy en riant. Il relate à cet effet un moment d’anthologie : un habitué de l’émission a déjà offert au public, lors d’une soirée précédente, onze interminables minutes de blagues d’éléphants. « Hey, j’en ai une nouvelle », s’exclame-t-il à Tommy, avant le début de l’émission. « Qu’est-ce que fait Dumbo dans une banque? Il vole! »

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On comprend rapidement qu’il s’agit ici de ne pas se prendre trop au sérieux. Ce soir-là le premier chroniqueur, Damien Blass-Bouchard, nous offre une interminable et incompréhensible présentation philosophico-sémiologique, traitant vraisemblablement du sexe masculin et… d’hélicoptères. On aura aussi droit à une démonstration, à l’aide d’œufs à la coque, de la technique pour détecter un cancer des testicules, offerte par Andy Jacques et Mustapha.

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Entre les chroniques font leur apparition, près de la scène et même sur celle-ci, quelques personnages burlesques. Parmi ceux-ci, deux clowns dont on saisit mal le rôle dans le déroulement de la soirée, si ce n’est peut-être d’ajouter une couche supplémentaire — et bienvenue — de fou rire.

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En plus de tout ce beau monde, l’émission reçoit un invité différent chaque semaine. Parfois sérieux, plus souvent moins. L’invité offre en quelque sorte une thématique pour l’ensemble de l’émission et un prétexte pour certaines chroniques. L’invité d’honneur cette fois est Richard Z. Sirois, chaudement accueilli autant par le public que par la troupe des Douteux. Plusieurs chroniqueurs lui rendent d’ailleurs hommage lors de leur passage sur scène.

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La soirée ne s’achève toutefois pas sur la clôture de l’épisode de 70 %. À partir de 21 h, on reprend la projection, cette fois avec des clips bizarres et absurdes tirés entre autres de vieilles publicités et de vidéos musicaux. Des bouchons de liège enrobés dans de la pellicule plastique sont fournis par le Brouhaha. Ceux-ci servent de projectiles permettant aux spectateurs d’exprimer leur (in)satisfaction lors des projections.

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Le spectacle Douteux se poursuit au rythme des réactions bruyantes du public, jusqu’à un tardif 3 h du matin.

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Au final, les soirées Douteux se traduisent bien souvent par une salle comblée d’un public conquis d’avance, ponctué des visages exprimant des émotions allant de l’hilarité à la perplexité en passant par l’étonnement et l’incompréhension. Humour absurde, blagues grivoises et personnalités déjantées sont au rendez-vous.

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